
Voulez-vous que les travailleurs sociaux donnent toutes les informations vous concernant au maire de votre commune ?
Voulez-vous être fichés et dénoncés au maire par les enseignants si votre enfant a des problèmes à l’école ?
Etes-vous d’accord pour que le maire suspende vos allocations familiales si vous n’éduquez pas votre enfant comme il l’ordonne ?
Voulez-vous que votre médecin puisse informer le maire de votre état de santé même si vous n’êtes pas d’accord ?
Etes-vous d’accord pour que le maire ait les pouvoirs de vous faire interner dans un service de psychiatrie ?
Voulez-vous que le maire de votre commune cumule les responsabilités d’un travailleur social, d’un policier, d’un juge et d’un psychiatre ?
Fin novembre, est examinée à l’Assemblée Nationale la nouvelle loi SARKOZY de « prévention » de la délinquance.
SARKOZY ne propose pas de la prévention mais impose de la répression !
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Edito
Une assistante sociale interrogée par la télévision sur sa profession la définit de la manière suivante : « Notre travail est d’éteindre les incendies ; et pour ça les autorités publiques nous donnent un seau d’eau. Mais comme on est malins, on demande aux gens de nous aider. On fait jouer la solidarité » !…
Une autre préoccupation des services sociaux aujourd’hui serait « d’alerter » et « dénoncer cette population » pour tenter de repérer qui sont « les pyromanes qui déclenchent sournoisement ces feux »… de société. Mais « cette population » semble endormie par la télé, esseulée par l’individualisme consumériste. Elle s’accroche au peu qui lui reste encore à perdre, apeurée par le discours sécuritaire, désabusée par la démagogie de ses dirigeants et dépassée par la folle logique boursière.
Alors, à ceux qui pensent que les professions sociales sont amenées à disparaître, qu’ils se « rassurent », le pouvoir politique utilisera les travailleurs sociaux pour collaborer et dénoncer, contenir ou faire taire le grondement de la détresse humaine.
Laisserons-nous notre profession se réduire au flicage, à la collaboration ? Sommes-nous en train de perdre la mémoire ? L’engagement militant et la posture éthique ne sont ni une question d’âge, ni de statut, pas plus que de fonction. Il est donc aussi de la responsabilité de tous les intervenants du social, des « tuteurs de stages » et formateurs d’ouvrir le débat, de réveiller les esprits, pour éviter le formatage de la pensée sociale.
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Les feux de l’actualité « illuminent » le moindre écart de conduite du « jeune des cités ». On assiste, impuissants, à la mise à sac de tout ce qui fait le lien social d’un quartier : bus, école, commerces, etc… On est consternés et horrifiés par le sort des victimes. Etes-vous informés, du nombre de femmes blessées, violentées, tuées, chaque jour en France ? Nous ne sommes pas exposés quotidiennement à ces actualités. C’est à se demander quel homme politique, quel journaliste se soucie de ce fait de société. Les médias s’en émeuvent épisodiquement : un reportage de temps en temps. Les politiques s’empressent rarement pour en débattre : entrer dans l’intimité des familles serait-il électoralement risqué ? On entend régulièrement que « cela » fait des siècles que « cela » dure. Mais « cela » prend aujourd’hui des formes insidieuses : Mesdames soyez belles, minces, et bronzées l’été, l’hiver, selon de respectables revues (Elle, Psychologies etc…) qui vous détaillent avec textes et photos comment vous épanouir sexuellement sous la couette. Le statut de la femme s’est il valorisé ? Le sort réservé à nos élues dans l’hémicycle est édifiant. Nous-mêmes, travailleurs sociaux baignons dans un discours pseudo-psychologisant, banalisant les violences faîtes aux femmes. Si une femme est résolue à fuir les violences conjugales, elle se voit souvent contrainte à subir une « double peine » : s’éloigner de son domicile, perdre la garde de ses enfants si elle ose les soustraire à la violence du père. La perte d’un emploi précarise souvent sa situation. Le traitement judiciaire et pénal de ces situations tend souvent à maintienir la femme dans un statut de seconde zone. Ne comprenons-nous pas pourquoi les enfants et les adolescents se constituent en « horde sauvage », incendient, pillent, violent ? Ainsi, la violence n’aurait-elle rien à voir avec l’image dégradée dévalorisée de la femme, et ne serait-elle pas entretenue par les politiques et les médias si diserts sur le sort des femmes, mère et sœurs de ces jeunes ? Certaines, pour échapper à notre modèle libéré de la femme occidentale, se couvrent d’une burka incongrue dans nos contrées, se cantonnent dans leur cuisine, s’asservissent matériellement et moralement à l’homme. Et cela nous paraît incompréhensible !!
La déliquescence du statut de la femme véhiculée par les politiques et les médias n’auraient rien à voir avec une telle régression ? Il faudrait cesser de morceler ce problème de société : Quel respect le « fils des cités » peut-il avoir pour sa mère, sa sœur, son amie, son enseignante etc… alors que certains forums d’ « information » et certains propos politiques participent au non-respect et à la non-reconnaissance de la femme ? Certains politiques veulent imposer l’ordre et la justice en prônant plus de répression et sont relayés à grand bruit par certains médias. Ainsi, ils évitent de s’intéresser aux racines de cette violence aveugle en déclamant surtout que notre « société » se revendique de la liberté, de la fraternité et de l’égalité. Prôner l’ordre social, distiller la peur, voici les ingrédients d’une recette qui ne remet pas en cause la suprématie de l’ « homme ». Si nous commencions par cesser de banaliser la violence faite aux femmes, nous nous sentirions moins impuissants face à la fureur de leurs fils….
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D’après le vécu que nous avons du terrain, nous sommes bien obligés d’en arriver à cet amer constat : les diplômes d’état du travail social ne semblent plus avoir la même légitimité. En effet, il est de plus en plus fréquent de rencontrer dans nos équipes des personnes non diplômées occupant des postes normalement destinés (par le projet d’établissement et par le budget voté) à des travailleurs sociaux diplômés. Le but de notre texte n’est certainement pas de remettre en question le travail de nos collègues, dont certains ont une expérience plus qu’honorable, justifiant de leur présence dans l’équipe, mais bien de rappeler l’intérêt d’une formation qui apportera les bases de notre intervention professionnelle. Alors bien sur il nous faut préciser que la formation ne fait pas tout… et qu’il ne suffit pas d’être diplômé pour être légitime… mais ceci est un autre débat. Qu’est-ce que cela signifie aujourd’hui d’envoyer une personne ayant un ou deux ans d’expérience (parfois aucune) au devant d’une population souvent difficile (situations complexes : familiales, sociales…). Les manques de moyens du terrain amènent ces salariés à se trouver souvent seuls ou en charge d’un stagiaire éducateur. Sommes-nous prêts à jouer avec la sécurité de notre public, de nos institutions, de nos collègues ? Peut-on jouer les apprentis sorciers avec nos usagers ? Banaliser les prises en charges ? Déstabiliser les institutions ? Autant de questions qui préoccupent les travailleurs sociaux en formation et les professionnels du terrain. Le travail social et les secteurs de l’inadaptation sociale en général, ne semblent pas être dans les priorités du gouvernement. Et quand ces derniers s’essayent à réfléchir sur la pertinence des pratiques sociales actuelles, ils nous font peur. Par exemple, le rapport Benisti d’octobre 2004 stigmatise une population face à laquelle ne sont proposées que des mesures répressives au lieu de réfléchir aux réels besoins éducatifs. De plus, nous devons aussi faire face à une restriction budgétaire, notre secteur n’étant pour eux pas « rentable ». Est-ce que la volonté politique à long terme est de remplacer chaque travailleur social en poste par un bénévole ? Ce qu’il nous semble, c’est que cette déprofessionnalisation du secteur social risque, à terme, de (faire) perdre ces « savoir », « savoir être » et « savoir faire », que l’on retrouve chez les travailleurs sociaux mais surtout que l’on obtient par ces formations qui il y a plus de trente ans on été inventées par des collègues travailleurs sociaux. Au jour d’une nouvelle réflexion sur l’accompagnement social, il nous semble important de faire entendre notre voix. Quelle crédibilité le gouvernement accorde-t-il à ces formations et aux professionnels pour ne pas les inviter à prendre part au débat ? Il appartient à chacun aujourd’hui, plus que jamais, d’amener ces réflexions au sein de sa propre institution.
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Le discours tenu par les dirigeants depuis vingt ans a renvoyé une image Archaïque de l’Etat providence et de tout ce qui touche aux fondements du social. Aujourd’hui cette idée continue de se renforcer.
Si c’est la productivité la seule raison d’être et de fonctionner de nos sociétés contemporaines, tout ce qui s’oppose à cette valeur érigée en 13ème commandement serait contre l’humain et dangereux pour nos sociétés. Serait moderne, digne d’être reproduit et amplifié, tout ce qui s’en rapproche. Serait archaïque tout ce qui s’en éloigne et serait digne d’être effacé, annihilé. Donc, tout ce qui n’est pas productif serait Archaïque !
Dans cette logique :
Serait moderne la promotion et la valorisation des communautés fonctionnant en circuit fermé, pour palier les carences du désengagement de l’état en matière d’emploi, éducation, sécurité…etc ; et qui deviennent progressivement, par le biais d’un discours subtil, réfractaires aux valeurs laïques, une remise en question des principes de solidarité et d’égalité de la république, au point que certains individus refusent de faire soigner leurs femmes sous prétexte que ce sont des « hommes-médecins » qui les soignent.
Serait moderne donc l’institutionnalisation du communautarisme à la sauce americaine et par ricochet deviendraient archaïques les principes mêmes du socle républicain !
Seraient modernes les 2,7 milliards d’euros remportés dans le contrat de renouvellement des rames du TER d’Île-de-France, par l’entreprise canadienne Bombardier, qui auraient pu créer des dizaines d’emplois chez Alsthom, voir des centaines, car il a su respecter la loi du marché !
Sauf que l’on ne nous dit pas que Bombardier rafle les marchés de Toronto et Montréal « SANS APPEL D’OFFRES » pour préserver leurs emplois, et que le Canada comme les USA peuvent réserver 25% des marchés publics à leurs PME et ceci grâce a L’OMC. Est Archaïque donc de réserver 25% de nos marchés publics pour aider nos PME à créer et garder leurs emplois ! En Amérique du Nord L’Etat peut réguler ses marchés publics ! et en France ?
Serait moderne l’arrêté municipal du 5 avril 2000 interdisant la distribution de tracts dans les voies et places de Bordeaux. Au nom de la propreté et de la sécurité, et la privation du droit d’expression des certains militants pacifiques interpellés et embarqués vers le commissariat central Mercredi 4 octobre 2006 !
Serait archaïque la mise en examen d’Alain Juppé pour « abus de confiance, recel d’abus de biens sociaux, et prise illégale d’intérêt » : pour des faits commis en tant que secrétaire général du Rassemblement pour la République, et maire adjoint de Paris aux finances, de 1983 à 1995, est considéré comme un élément clé d’un système de financement occulte d’emplois au sein du RPR financés par la Mairie de Paris et des entreprises désireuses de passer des contrats … (1)
Serait moderne une justice à deux vitesses dans laquelle la direction d’Elf a procédé à des surfacturations comme dans l’affaire des frégates de Taiwan, ou lors du rachat des raffineries Leuna, et Ertoil pour verser des commissions occultes. Ils ont également utilisé le mécanisme des emplois fictifs pour rémunérer les proches.
Serait archaïque le fait d’avouer par le procureur de Paris qu’on n’a pas les moyens humains et financiers de juger l’affaire Elf. La plus grande juridiction de France !
Serait moderne la multiplication des comparutions immédiates qui permettent aux procureurs d’éviter de passer par le juge d’instruction pour expédier la petite délinquance visible, de faire du nettoyage à haute « pression. »
Seraient archaïques les 49 évènements graves qui se sont déroulés au collège Grand Parc à BORDEAUX durant l’année scolaire 2005/2006 et qui sont le symptôme d’un malaise de plus en plus profond ! (2)
Pour ce dernier comparatif moderne/archaïque, je vous propose de vous connecter sur Internet, et vous verrez par le biais de l’exemple de la gestion de l’eau que : Est moderne tout ce qui est privatisé et Archaïque, tout ce qui renvoie à la nationalisation.
(1) Voir ; http://fr.wikipedia.org/wiki/Alain_JuppéC3%A9#Affaires_judiciaires (2) Voir ; Le Point ; la Violence Scolaire ; Les chiffres de la violence par établissement.
Voir aussi sur : http://www.la-bas.org
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Ce nouveau texte présenté au sénat en septembre a été validé par cette instance !!!! . Les idées contenues tournent toujours autour de la volonté affirmée de « contenir - surveiller - punir ». Dans ce texte, le gouvernement ne veut plus prendre en compte le contexte social qu’il nomme « excuse sociale », cela lui permet d’individualiser les problématiques et de rendre chacun responsable et coupable de sa situation et par là même de ne pas avoir à y apporter de réponse politique.
Ce qui est au « cœur » du texte, c’est donc bien de connaître les populations en difficultés, assimilées par le gouvernement à des populations potentiellement dangereuses qu’il faut ficher, contrôler et punir. Le projet étend une démarche de fichage pénal à l’action éducative sociale et sanitaire en créant un fichier de l’éducation nationale qui sera croisé avec celui des prestation familiales ( art 9) et des conseils pour le droit et devoir des familles sous la coordination du maire.Le maire devient le coordonnateur et animateur de la prévention de la délinquance sur sa commune, de nouveaux dispositifs apparaissent pour les professionnels du social portant atteinte aux droits des personnes... Protection de l’enfance, prévention, centres sociaux, PMI, polyvalence, enseignement, hôpitaux, emploi...Confusion volontaire entre la prévention des problèmes sociaux et la répression des problèmes pénaux.
Les professionnels se voient mis dans l’obligation de transmettre au maire toute information relative aux personnes en difficulté auprès desquelles ils interviennent, de manière directe, ou indirecte, par le biais du coordonnateur (cf : article 5). C’est une atteinte aux droits des personnes accompagnées qui ébranle la déontologie de la mission sociale. D’autant plus que les dispositifs qui existent déjà permettent l’échange d’informations entre professionnels dans le but d’aider une personne ou une famille. Dans le cas de situations d’enfants en danger, les professionnels sont déjà soumis à une obligation de signalement (depuis 1989).
La mise en œuvre du secret partagé telle que proposée dans le projet de loi, notamment dans le cadre d’instances partenariales (CLSPD, veille éducative, conseil pour les droits et devoirs des familles, etc.) ouvertes à des non professionnels du champ médico-social (maire, coordonnateur, etc.) porte atteinte au droit de chacun inscrit dans l’article 9 du Code Civil (le droit au respect de la vie privée).
Aujourd’hui, selon ce projet de loi, toute personne est susceptible d’être signalée à une de ces instances dès lors qu’elle connaîtrait des difficultés financières, scolaires, psychologiques, une séparation... Le secret professionnel existe par respect des usagers et pour les protéger d’une instrumentalisation de la part des travailleurs sociaux qui pourraient exercer un quelconque pouvoir vis-à-vis d’eux. La notion de « secret partagé » est un détournement du secret professionnel. Par ailleurs, le partage d’informations d’ordre privé entre le maire et les travailleurs sociaux entraîne une confusion entre le pouvoir de décision quant aux orientations politiques et leur mise en œuvre selon une déontologie professionnelle.
La justice des mineurs
Le projet de loi sur la prévention de la délinquance va entraîner des modifications dans plusieurs articles de l’ordonnance de 45. Si cette loi voit le jour, la spécificité de la justice des mineurs sera bel et bien une notion vidée de son sens. Ainsi, à l’aide nouvelles mesures, le juge pourra (Chapitre 7, articles 38 à 44 du projet de loi) : Pour un mineur à partir de 10 ans : effectuer un placement d’un mois pour les éloigner de leur environnement habituel afin de faire « un travail psychologique, éducatif et social portant sur les faits commis » ; l’obliger à effectuer des travaux scolaires voire le placer dans « un établissement scolaire doté d’un internat » pour une année scolaire. Comme il n’y a pas d’âge pour être délinquant, il n’y a pas d’âge pour être condamné ! Pour un mineur à partir de 13 ans : extension des possibilités d’ordonner un contrôle judiciaire, ce qui veut dire possibilités d’incarcération en cas de manquement aux modalités du contrôle. C’est donc la détention préventive des mineurs de 13 à 16 ans qui est élargie. Parmi les obligations du contrôle judiciaire : obligation d’un placement de 6 mois renouvelable une fois, obligation d’effectuer un stage civique, de suivre une scolarité ou une formation professionnelle jusqu’à majorité, obligation de résider dans un lieu de placement qui en cas de non respect se transformerait en placement en centre fermé avec menace d’incarcération à la clé. - De plus, une nouvelle mesure d’activité de jour est créée. Elle consiste dans une immersion dans le monde du travail (dès 13 ans !Enfin, deux mesures directement inspirées de la justice des majeurs sont introduites. La présentation immédiate devant le juge des enfants et la composition pénale(execution d’ une ou plusieurs obligations pour mettre fin aux poursuites) qui toutes deux nient le temps nécessaires à l’action éducative.
Psychiatrie
Le chapitre 5 « prévention des actes les plus violents pour soi-même et pour autrui » durcit sur plusieurs points les conditions d’internement en psychiatrie. En résumé, le projet de loi augmente le pouvoir d’internement des maires (et même leur nature puisqu’il s’agit d’une délégation de pouvoirs du préfet), augmente les contrôles préfectoraux et rend plus difficiles les « sortiesd’essai ». Un pan entier du code de la Santé Publique passe sous le contrôle du ministère de l’Intérieur et amalgame malades internés et délinquants dangereux. Un renversement de perspective La loi du 27 juin 1990 affirme la primauté de l’hospitalisation libre en psychiatrie et du consentement du patient. À cette volonté affichée de renforcer les droits des personnes et de limiter le nombre des internements (sans succès d’ailleurs), succède l’affirmation qu’il faut contrôler plus les internés ; l’exposé des motifs l’énonce : « un accompagnement renforcé par un meilleur contrôle des sorties d’essai », L’obsession des fichiers : un fichier national des personnes en Hospitalisation d’Office est prévu. La nature des données personnelles collectées sera précisée dans le décret... Fichier en lien notamment avec les demandes d’autorisation de détention d’armes. Pour les toxicomanes : coercition et partage des informations à tous les étages. Le chapitre 6 prévoit « un développement des injonctions thérapeutiques à tous les stades de la procédure pénale ». Il invente un « médecin-relais » chargé d’examiner les personnes sous injonction, d’organiser celle-ci, y compris en « désignant d’office » ( ! ) un établissement ou un médecin pour réaliser l’injonction, et enfin de rendre comte à l’autorité judiciaire. Enseignement
L’avant projet de loi prévention de la délinquance s’appuie sur l’ensemble de dispositifs mis en place depuis 2002 en renforçant la cohérence sécuritaire. Il reprend les outils de repérage et renforce le rôle central et prépondérant du Maire. Il confirme la mise en place et le recours au contrat de responsabilité parentale comme un outil de sanctions envers les parents que le texte considère comme défaillants au niveau éducatif (absentéisme, difficultés scolaires, problèmes de comportement etc...). Le Maire se voit attribué le droit de faire supprimer les allocations familiales en dehors de toute procédure. Pour mettre en place toutes ces dispositions, des fichiers seront mis en place par les établissements scolaires, l’Inspection Académiques qui seront transmis au Maire. Les personnels de l’EN sont tous contraints d’alimenter ces fichiers et de transmettre tous les éléments d’information qu’ils auront recueilli dans l’exercice de leur profession. Ce texte de loi assied une politique sécuritaire mise en place depuis 2002 qui vise à stigmatiser et à reléguer les personnes les plus en difficulté,à faire grandir l’état pénal au fur et à mesure que l’état social rétrécit.Les travailleurs sociaux sont conviés à se faire hara-kiri en transférant leurs responsabilités à la police et à la pénitentiaire.Plus le capital financier nous prend notre argent,plus il nous invite à regarder et punir ceux qui n’ont pas grand chose.
RASSEMBLEMENT SAMEDI 18 NOVEMBRE 14H PLACE PEY-BERLAND (Tram Hôtel de Ville)
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Personne n’est à l’abri d’une difficulté sociale, personnelle ou éducative avec ses enfants, nous sommes toutes et tous susceptibles de faire partie des populations visées par un projet liberticide.
Le projet de loi de « prévention de la délinquance » débattu au sénat sera présenté à l’Assemblée Nationale le 21 Novembre 2006 il constitue un choix de société rompant avec tous les principes démocratiques. En le refusant, défendons la solidarité, l’accès aux droits fondamentaux sur le plan social et sur celui des libertés.
Débat public
Mardi 14 Novembre 2006 - de 19h à 23h
A l’Athénée municipal Place St Christoly à BORDEAUX
Avec la participation de :
Olivier Joulin (Syndicat de la Magistrature), Stéphane Ambry (Syndicat des Avocats de France),
Georges Dupon-Lahitte (président du Centre Européen des Parents d’ Eleves de l’ Ecole Publique),
Catherine Lacaze-Paul ((association InterCoPsychos),
Franck Maurras (Maire de Carbon Blanc),
Jacques Martineau (AC !)...
Mobilisation soutenue par le Collectif Départemental Unitaire de résistance à la délation,( antidelation33@free.fr) CGT, FSU, Solidaires 33, LDH, SUD Santé-Sociaux, SUD Collectivité Territoriale, CFDT Collectivité Territoriale, SNPES-PJJ, SNEPAP, SNUAS-FP, SNES, SNUIPP, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Syndicat National des Psychologues, A.C. !, Etudiants en Travail Social,Coordination33 des travailleurs sociaux, Collectif pour les Droits des Citoyens Face à l’Informatisation de l’Action Sociale), CSF, collectif Pas de0 de conduite, ANAS33, CODEL, RESF33…
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Le projet de loi relatif à la prévention de la délinquance adopté et aggravé en première lecture au sénat le 21 septembre 2006 va être examiné fin novembre par les députés. Depuis plus de trois ans les professionnels concernés par ce projet, du social, du médico-social, de la santé, de la justice, de l’éducation, s’y opposent et se sont mobilisés pour son retrait. De toutes parts de sérieuses réserves se sont exprimées : CNIL, ordre des médecins, commission nationale consultative des droits de l’homme, union des centres communaux d’action sociale… Ce texte met en cause l’accès aux droits fondamentaux et instaure une suspicion généralisée à l’égard de larges catégories de la population : l’amalgame réalisé désigne les familles précarisées, les mineurs, les malades mentaux, les usagers de stupéfiants, les gens du voyage comme source de danger pour la société, potentiellement délinquants. Le soupçon et le contrôle l’emportent sur la protection, l’accompagnement, le soin et les politiques de solidarité. Le sécuritaire et la répression prennent le pas sur la prévention et l’éducation. Quelques exemples : Les pouvoirs du maire : Le maire nommé responsable de la prévention aura des pouvoirs de police étendus. Avec l’instauration d’une procédure de "rappel à l’ordre" il se verrait attribuer des compétences quasi judiciaires. Il interviendrait aussi dans les champs de l’action sociale de l’éducation et de la santé, notamment à travers l’instauration d’un ’’conseil pour les droits et devoirs des familles’’. Il pourra demander la mise en oeuvre d’un contrat de responsabilité parentale, organiser la mise sous tutelle des allocations familiales, avoir accès aux fichiers des hospitalisés d’office, organiser le fichier de suivi de la scolarité des élèves de sa commune. Les professionnels devront lui signaler les personnes ou familles en difficulté venant chercher de l’aide ou se soigner. Il s’agit là d’une atteinte grave aux droits des usagers. Le secret professionnel qui protège leur intimité serait dans les faits aboli. Cette rupture de la relation de confiance entre travailleurs sociaux et usagers condamne la prévention. Un climat général de méfiance s’instaurera, le travail social et les actions de santé se trouvant instrumentalisés. Cette confusion des pouvoirs pour un élu local aux prises avec l’environnement immédiat constitue un danger pour les libertés individuelles. C’est une sorte de ’’shérif ’’ qui se mettrait en place. Justice des mineurs : La répression se substitue à l’éducation sans tenir compte du contexte de vie du jeune. Les procédures seront alignées sur la justice des majeurs (comparution immédiate, extension du contrôle judiciaire) Psychiatrie : Le projet mettrait en place un fichier national des hospitalisés d’office consultable ou accessible par de nombreuses autorités. Le maire pourrait décider des hospitalisations d’office, le préfet n’intervenant plus que 72 heures après l’hospitalisation, pour éventuelle confirmation. L’association entre maladie mentale et délinquance est unanimement dénoncée par les associations de malades, syndicats de psychiatres et les professionnels. Au travail : Sur les lieux de travail, le procureur de la république pourra faire effectuer, contrôle d’identité et prélèvements sanguins si : "il existe une raison plausible de soupçonner l’usage de stupéfiants’’ au mépris du rôle de la médecine du travail et des instances représentatives du personnel (comité hygiène sécurité et conditions de travail) Personne n’est à l’abri d’une difficulté sociale, personnelle ou éducative avec ses enfants, nous sommes toutes et tous susceptibles de faire partie des populations visées par ce projet liberticide. Ce projet constitue un choix de société rompant avec tous les principes de solidarité. En le refusant, défendons l’accès aux droits fondamentaux sur le plan social et sur celui des libertés.
JOURNEE NATIONALE D’ACTION Samedi 18 novembre 2006
COLLECTIF NATIONAL UNITAIRE de Résistance à la Délation -CNU- : CGT, FSU, Solidaires, CNT, Ligue des droits de l’homme, Syndicat National des Médecins de PMI, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Union Syndicale de la Psychiatrie, Syndicat National des Psychologues, A.C. ! Collectif des Etudiants en Travail Social infos complémentaires : www.abri.org/antidelation
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Sommes-nous si peu sérieux que nos élites ne veulent nous entendre ? Une année de manifs, de grèves, de conflits, faisant suite à une autre et une autre…et une autre encore ! Nous les nantis, les salariés ; mais aussi, les étudiants, les chômeurs, les… racailles ! Tous battant le pavé, par tous les temps ; société civile désabusée de n’avoir rien à dire, hormis, en passant le temps d’une élection. Notre bon Nicolas, sûr de son "royal" pouvoir, lâche sur la plèbe ses contingents de CRS, fustige la magistrature, contraint les travailleurs sociaux à la collaboration Devons nous baisser les bras définitivement et accepter sans mots dire de voir nos libertés bafouées sous peine d’être menés tambour battant devant les tribunaux ? La pénalisation de la contestation ne laisse pas présager de lendemains chantants. Ce n’est pas la rue qui gouverne, nous dit-on ! Mais qui donc alors ? Nous sommes la rue, mais aussi le forum ; s’ils sont élus, ils ne le doivent qu’à nous, la plèbe !
Exigeons d’être entendus. A très vite sur le pavé !
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