
L’ANAS nous a invités à participer aux « Journées nationales d’étude » qu’elle organise à Bordeaux du 16 au 18 juin 2004. Nous sommes très étonné(e)s que cette invitation ait aussi été faite à Mme Fayet (1 ère adjointe de la mairie, proche de Mr Juppé et présente sur les listes UDF aux dernières régionales et européennes) ainsi qu’à Monsieur Régnier, Directeur de Cabinet de Mme Olin, Ministre Délégué à la Lutte contre la précarité et l’exclusion au sein de gouvernement Raffarin. Nous nous posons la question de la pertinence de leurs interventions dans les circonstances politiques actuelles.
Madame Fayet, 1 ère adjointe chargée du social à la mairie de Bordeaux :
Elle a défendu les lois anti-mendicité visant à augmenter la répression des SDF, et des routards, les empêchant de faire la manche et de se réunir. Elle n’a pas hésité à faire le distinguo entre mendicité passive et mendicité agressive. Comme si les contrôles de papiers se faisaient dans la courtoisie et la tolérance.
Ne parlons pas des politiques de répression et des lois contre la prostitution qui n’ont fait qu’aggraver la situation sanitaire et sociale de nombreuses prostituées… et là encore Bordeaux est une zone test !
De plus, la mairie de Bordeaux n’est tout de même pas un exemple de progressisme social. C’est une des villes les moins pourvues en logements sociaux et hébergement d’urgence. Chaque hiver de nombreuses personnes dorment dans les rues du fait d’un manque important de lieux d’accueil.
Les cas de logements insalubres se multiplient, on y retrouve même des pathologies dignes des romans de ZOLA, gale, saturnisme, tuberculose et autres graves problèmes liées à l’insalubrité
Membres actifs de la majorité :
Mr Juppé et sa majorité municipale ont toujours appuyé les décisions gouvernementales et notamment les lois Sarkozy qui visent à exclure toujours plus et à réprimer les plus démunis. Est-il besoin de rappeler comment l’avant-projet de loi Sarkozy s’attaque à nos pratiques professionnelles voulant nous obliger à devenir des délateurs.
Alors que les gouvernements RAFFARIN 1, 2 et 3 n’ont cessé de s’attaquer aux acquis sociaux et aux plus précaires d’entre nous, l’argument du dialogue social avancé par l’ANAS ne tient pas la route !
En effet ce gouvernement n’a jamais tenu compte des revendications syndicales et populaires, notamment lors de la mise en place des lois sur les retraites. Il en est de même pour l’augmentation du forfait hospitalier et de l’augmentation de la CSG. Il supprime l’aide médicale d’Etat pour les étrangers primo arrivants. Parallèlement les charges patronales sont allégées, l’impôt sur les grandes fortunes est fortement abaissé… c’est la politique arrogante et méprisante du MEDEF que ce gouvernement développe. Chaque jour, on licencie, on précarise, on expulse et ceci dans la quasi indifférence !
Dans notre quotidien de travail, nous sommes confrontés aux conséquences désastreuses de la politique de ce gouvernement.
Ce ne sont certainement pas des partisans de cette politique répressive et injuste, qui pourront nous donner des leçons de démocratie et de travail social ! C’est pourquoi la COORDINATION 33 des Travailleurs Sociaux en Lutte a décidé de refuser l’invitation de l’ANAS.
La Coordination33
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Depuis deux mois, les travailleurs sociaux de Vitry-le-François doivent remplir un questionnaire tendancieux qui fleure bon le flicage. Le document est présenté comme un " outil ". Un " tableau ", tout au plus. Mais une fiche de renseignement, ça non ! Pourtant, il faut bien l’avouer, l’enquête menée depuis deux mois à Vitry-le-François (Marne) est troublante - pour le moins. Début avril, tous les travailleurs sociaux de cette petite ville de 17 000 habitants ont en effet reçu, de la part du conseil général, un questionnaire extrêmement détaillé, censé renseigner sur les populations qui s’adressent à eux. Officiellement, les réponses collectées doivent permettre de dresser un état des lieux exhaustif des besoins sociaux. Mais pour les professionnels concernés, qui appellent à se mobiiser aujourd’hui cette pléthore de questions hautement indiscrètes fleure bon le " fichage généralisé " des plus défavorisés, dans la droite ligne de la politique sécuritaire menée par Nicolas Sarkozy. Évidemment, certaines coïncidences n’en sont pas. Fin janvier, l’ancien ministre de l’Intérieur a inscrit Vitry-le-François dans la liste des vingt-trois sites prioritaires en matière de lutte contre la délinquance. À l’époque, le maire (UMP) de la Cité rose, Michel Biard, applaudit des deux mains. " Mon voeu est exaucé ", lâche-t-il, la larme à l’oeil, dans la presse locale. Ancienne ville industrielle, sinistrée depuis une vingtaine d’années, Vitry-le-François a la particularité de posséder 70 % de logements sociaux. Et même si la délinquance générale avait reculé de 6 % en 2003, la délinquance des mineurs, elle, continue à grimper d’une année sur l’autre. Un " diagnostic social " Quelques jours après l’annonce du ministre, un " comité de pilotage " a donc été mis sur pied. Pour aboutir finalement à un constat peu surprenant : les besoins sociaux ne sont pas bien pris en compte dans certains quartiers, notamment le nombre d’éducateurs. Selon le maire de la commune, Vitry-le-François s’est alors tourné vers le conseil général qui gère l’action sociale dans le département. Conseil général qui, avant de débloquer d’hypothétiques moyens supplémentaires, aurait souhaité faire un " diagnostic social ". D’où ce questionnaire, distribué non seulement aux services sociaux du conseil général, mais aussi à toutes les institutions concernées de près ou de loin : centre communal d’action sociale, caisse d’allocations familiales, missions locales pour la jeunesse, sauvegarde de l’enfance, Éducation nationale. À chacun est demandé de fournir une foule de détails sur les personnes ayant sollicité leur service depuis janvier 2003. Une rubrique, notamment, intitulée " problématique familiale ", demande aux travailleurs sociaux d’indiquer si les usagers qu’ils rencontrent ont des problèmes liés au logement, à l’éducation des enfants, à leur couple, à la toxicomanie, à l’alcoolisme, à leur " santé mentale ". Contrairement à l’usage, ils doivent préciser le nom et l’adresse de la personne reçue, sans même les prévenir ! " On a trouvé cela particulièrement culotté, s’agace Nathalie Fédérico, qui travaille pour l’association de protection de l’enfance. Déjà, qu’une fiche nominative soit diffusée au sein des services du conseil général, c’est limite, mais qu’on l’envoie à d’autres associations extérieures, là, c’est inimaginable ! Une demande inacceptable : Pour bon nombre de travailleurs sociaux, déjà sous la menace de la loi sur la prévention de la délinquance qui pourrait les transformer en délateurs à la solde du maire, cette demande de renseignements est inacceptable. Au conseil général même, certaines assistantes sociales, normalement tenues par le secret professionnel, refusent de remplir le questionnaire. " Mais beaucoup de travailleurs sociaux ne sont pas titulaires, précise l’un d’eux. Et devant la pression de leur hiérarchie, ils ont dû s’exécuter. " Au-delà, tous s’interrogent sur l’utilité de ce document. " On travaille déjà avec le conseil général, il y a des échanges entre nous, précise Nathalie Fédérico. D’habitude, on essaye de ne transmettre que ce qui est nécessaire à l’aide de la famille. Là, on va bien au-delà. Et puis, comment voulez-vous que l’on juge des troubles médicaux d’une personne ? Ce questionnaire dépasse tout simplement nos compétences et nos attributions. " Dans un département où la députée n’est autre que Catherine Vautrin, secrétaire d’État à l’Intégration et à l’Égalité des chances, auprès du ministre de l’Emploi, du Travail et de la Cohésion sociale, toutes les suspicions ne sont peut-être pas vaines. Pour le collectif national unitaire, Vitry-le-François est tout simplement un " site pilote ", un " laboratoire " du tout sécuritaire où sont remis en cause " la liberté individuelle, la vie privée et le respect des personnes ". Au conseil général, on se défend de toute mauvaise intention. " Il y a eu un amalgame entre la volonté d’étude des besoins sociaux et le projet de loi Sarkozy ", assure Françoise de Gouville, directrice du service solidarité départementale. Si le nom figure sur le questionnaire, c’est uniquement pour ne pas faire de doublons entre plusieurs services sociaux, dit-elle. " Une fois que l’on sera sûr que les statistiques seront fiables, les noms disparaîtront et le résultat de l’étude sera totalement anonyme ", jure-t-elle. Seul mea culpa : " C’est vrai, en revanche, que l’on a mal communiqué sur cette étude. " Pas de quoi rassurer les travailleurs sociaux. " Je ne sais pas si cela cache une idéologie, mais en tout cas, c’est bien représentatif de l’esprit de M. Sarkozy ", tranche Nathalie Fédérico. Laurent Mouloud
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S’informer, débattre, se rencontrer pour s’enrichir et mieux agir ! Trouver un lieu d’échanges régulier, ouvert et convivial. Retrouver des citoyens actifs de notre agglomération, c’est possible à PESSAC ! Ce café citoyen va s’adresser, non pas aux travailleurs sociaux et/ou aux personnes déjà en lutte, mais au public en général. Divers intervenants seront conviés, acteurs du secteur social et médico-social, de l’éducation nationale, magistrats, avocats, etc...
INTRODUCTION
Le ministre Sarkozy, alors ministre de l’intérieur, avait ciblé 23 quartiers « chauds », dont l’Ousse des Bois à PAU. Maintenant, sous couvert de la « nécessité de disposer de données statistiques permettant d’appréhender la réalité scolaire des parcours d’élèves », le préfet des Pyrénées Atlantiques a sollicité l’inspecteur d’académie pour obtenir » un certain nombre de renseignements concernant des élèves résidant dans le quartier de l’Ousse des Bois ». L’inspecteur d’académie, dans trois courriers successifs, dont l’un est accompagné d’une liste très précise des rues concernées, demande aux chefs d’établissement de certains collèges, lycées et lycées professionnels, « de bien vouloir communiquer une liste récapitulative des jeunes concernés inscrits dans votre établissement, comportant les renseignements suivants : Nom, Prénom, date de naissance, adresse, classe fréquentée, profil scolaire, difficultés rencontrées (de toute nature) » Extrait d’une déclaration du bureau de la FSU, le 5 avril 2004 Au-delà de l’exemple palois, maintes villes de France sont aujourd’hui des territoires expérimentaux pour des dispositifs sécuritaires. L’ensemble de ces expériences se trouve rassemblées dans un avant projet de loi dit « de prévention de la délinquance », contre lequel citoyens professionnel de l’éducation spécialisée, de l’éducation nationale. Ces derniers dénoncent, un texte liberticide, un appel à la délation organisée, un texte qui crée une présomption de délinquance pour les personnes en difficulté sociale ou matérielles.
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Pour la défense de la Sécurité Sociale et contre sa privatisation, refusons la contre-réforme néo-libérale, luttons pour un service public de santé et une sécurité sociale solidaire, gérés par les assurés sociaux eux-mêmes, garantissant des droits égaux pour tous sans aucune exclusion.
Une vingtaine de collectifs locaux se sont constitués dans la Gironde. Leur démarche consiste à proposer des réunions de débats et d’actions pour la défense de la sécurité sociale. Le collectif départemental qui coordonne les actions locales propose des animateurs de débat pour chaque réunion. Encore aucun collectif n’existe sur Bordeaux Centre. La coordination des travailleurs sociaux en lutte peut-elle être intéressée par une telle action ?
Une plate-forme du collectif a été rédigée pour générer des actions unitaires. Elle est signée par ATTAC 33, UFAL, LDH, La Clef des Ondes, les collectifs interpro du Sud Gironde, de la Rive Droite, de la Haute Gironde, de Pessac, de Villenave d’Ornon, la LCR, Le PCF, les Solidaires 33 dont les syndicats SUD, la FSU, la Confédération Paysanne, PAG ; AC !, le Mouvement de sauvegarde de promotion des services publics en sud-Gironde, Agaureps et tous les collectifs constitués.
Le collectif la Santé un droit pour tous appelle à la manisfestation du 5 juin à 10h Place de la République à Bordeaux. Une journée nationale de défense de la sécu à l’intiative de l’Intersyndiacle CGT-FSU-G10 Solidaires-UNSA
Valérie Duboscq
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L’assemblée nationale va examiner bientôt un projet de loi sur « les responsabilités locales » (décentralisation), qui notamment autorise les conseil généraux à désigner les services qui exercent les mesures de protection judiciaire (AEMO et placements) à titre expérimental pour quatre ans avec généralisation prévisible qui est transférée à l’administration avec perte pour les familles des garanties tenant au débat judiciaire.
Sous l’apparence d’un texte technique, il s’agit d’un profond bouleversement de notre système de protection qui aboutit à sacrifier une fois de plus une vision humaniste et exigeante, soucieuse du respect de l’individu à des logiques gestionnaires.
comment une administration déjà chargée à la fois du financement des mesures, du choix des équipements départementaux, et soumise à des majorités politiques locales fluctuantes, pourrait-elle résister aux impératifs budgétaires locaux et continuer à garantir l’intérêt supérieur de l’enfant ?
Comment le juge qui doit rechercher l’adhésion du jeune et de sa famille et s’engage sur les conditions du placement, pourra t-il le faire s’il n’a pas de contact direct avec la structure d’accueil ?
Comment les familles qui viennent de se voir reconnaître de nouveaux droits dont la consultation des dossiers pourront-elles se faire entendre dans le rapport de force avec une administration toute puissante et anonyme ?
Aujourd’hui, l’indépendance du juge des enfants garantit le fait que les mesures de protection soient motivées par le seul intérêt de l’enfant, en dehors de toute considération partisane, électoraliste, financière. Comment pourra-t-il en être de même, avec cette réforme qui va mettre à mal l’intervention coordonnée du juge pour enfant et des services socio-éducatifs, et empêcher la diversification des pratiques éducatives adaptées à chaque situation ? Nous exigeons un grand débat national sur la protection de l’enfance et le retrait des ces dispositions législatives.
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Le 11 février 2004, 110 psychologues, tout mode d’exercice confondu, avec des étudiants, se sont réunis à l’appel des psychologues de l’association Intercopsychos, et ceux de l’association des Psychologues freudiens, lancé dix jours auparavant. Nous nous sommes constitués en collectif, et décidons de nous adresser aujourd’hui à vous. Vous nous connaissez peut être parce que vous-même avez consulté un psychologue en libéral, à l’hôpital en médecine, en psychiatrie, en gériatrie, dans le domaine éducatif, juridique, social, celui de l’orientation professionnelle, ou parce que vous connaissez quelqu’un de votre entourage qui rencontre un psychologue : un enfant, un adolescent, un adulte, une personne âgée…. Un risque menace notre pratique : celui de n’être plus ni libre, ni responsable d’exercer notre profession comme nous l’avons fait jusqu’à ce jour. A la place de notre responsabilité engagée dans notre acte, on nous propose un protocole. Des dérives réglementaires visent à paramédicaliser, instrumentaliser et standardiser nos pratiques de psychologues, sans rien garantir pour autant.
Nous souhaitons attirer votre attention sur les faits suivants : Plusieurs réglementations, rapports et projets ministériels dans les domaines de la santé, de l’éducation, du social et de la justice vont à l’encontre d’un exercice responsable de notre profession. L’amendement Accoyer, voté à l’Assemblée en octobre 2003 puis Mattei-Giraud voté au Sénat le 19 janvier 2004, ainsi que le Plan Clery-Melin " Le plan d’actions pour le développement de la psychiatrie et la promotion de la santé mentale ", la circulaire ministérielle de l’éducation nationale du 11 décembre 2003 ( Bulletin officiel N ° 46), le rapport de l’Inserm, celui de M. Berland, M. Allilaire…, tous préconisent une pratique standardisée et protocolisée, et une déresponsabilisation de nos actes. C’est contraire à notre code déontologique. Le droit de choisir son psychologue, le droit de choisir son mode de traitement, sa durée, le droit à l’intime sont menacés par une possible ingérence réglementaire de l’Etat.. Là où nous nous guidons sur l’éthique, il nous est proposé, par voie d’obligations réglementaires, de décider à notre place du choix de nos outils, de nos méthodes, de notre mode de prise en charge et de sa durée. Les psychologues ne travaillent pas sur prescription qu’elle soit médicale, sociale ou administrative, même si nous tenons compte des indications. Car ce qui nous oriente c’est ce dont se plaint celui qui s’adresse à nous, ou ce qu’il demande. Nos actes engagent l’intimité du sujet et nous refusons que notre savoir puisse être utilisé à des fins d’évaluation et de contrôle par le biais d’un carnet de santé mentale. A tout cela nous nous opposons. C’est pourquoi nous demandons dans un premier temps le retrait des amendements Mattei et du plan Clery-Melin et nous souhaitons une concertation large des psychologues de tout mode d’exercice afin de faire des propositions. Notre devoir de psychologues et de citoyens nous impose d’informer, d’alerter les pouvoirs publics, les députés et les sénateurs, ainsi que les professionnels de la santé, de l’éducation, du social, de la justice, et aussi les associations, les fédérations de parents d’élèves, et l’ensemble de nos concitoyens. Nous comptons sur vous pour faire circuler l’information et engager des débats autour de vous. Vous pouvez ainsi manifester votre soutien. Le Collectif d’Aquitaine réuni le 3 mars 2004 à Bordeaux Intercopsychos : collectifs-psychos@yahoogroupes.fr Psychologues freudiens :PsychologuesFreudiens@yahoogroupes.fr Pour tous renseignements : 05 56 84 03 47
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Dans le cadre du FORUM SOCIAL LOCAL, Une rencontre débat est organisée par le COLLECTIF UNITAIRE DEPARTEMENTAL contre le projet de loi sur la prévention de la délinquance :
avec la participation de :
Mme MARTRES (syndicat de la magistrature) Maître AMBRY (Syndicat des Avocats de France) Mme GILARDOT (Educatrice PJJ, syndicat SNPES.PJJ.FSU) Mme BERRIER (Educatrice de rue prévention spécialisée, Coordination33) Mr DELAMARE (Formateur en Travail Social, ANAS 33)…
Signataires du collectif unitaire départemental UFAS CGT - FSU - SUD santé sociaux - SUD Collectivités Territoriales - CFDT santé sociaux 33 - SARPS - CNT- SNPES PJJ/FSU - Syndicat de la Magistrature - FO service public et de santé 33 - AC ! - APEIS - LDH - ANAS 33 - Collectif des Formateurs en Travail Social - Collectif des Etudiants de l’IRTS de Talence - Coordination 33 des Travailleurs Sociaux en Lutte
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Après avoir imposé sa « réforme » des retraites, le gouvernement s’attaque à la santé avec pour objectif de la privatiser et d’en faire une source de profits. Au nom d’un prétendu déficit, le gouvernement a pour objectif de faire baisser les dépenses de santé remboursables par l’assurance maladie obligatoire. Le trou de la sécu a été fabriqué par les gouvernements successifs. C’est pourquoi nous refusons que soit remis en cause le principe d’une sécurité solidaire et universelle. La santé n’est pas une marchandise, c’est un droit humain fondamental !
Des solutions existent :
Restitution à la sécu de toutes les ressources qui lui sont dues. Une réforme du financement pour une meilleure répartition des richesses issues du travail est nécessaire.
Création d’une grande sécurité sociale universelle couvrant la totalité des risques selon le principe : contribution en fonction des revenus, prestations en fonction des besoins.
Mise en œuvre d’une véritable politique de santé publique reposant notamment sur la prévention.
Priorité au service public de santé
Gestion des caisses par les représentants démocratiquement élus des salariés.
Nous avons décidé de créer un collectif associant des syndicats, des associations, des partis politiques, et tous les citoyens afin d’élaborer des actions d’information et de préparer les mobilisations et les luttes nécessaires. Nous vous appelons à nous rejoindre ou nous soutenir en signant la pétition : écrire au local d’ATTAC33, 2 pl St Pierre 30000 BORDEAUX pour le Collectif « La santé, un droit pour tous » Tél : 06 79 11 08 35
1ers signataires : ATTAC33, UFAL, LDH, La clé des Ondes, Les collectifs inter-pro du sud gironde, de la rive droite, de la haute gironde, de Pessac, de Villenave, la LCR, le PCF, les Solidaires 33 dont les syndicats SUD, FSU, Confédération paysanne, AC ! PAG, collectif « la santé, un droit pour tous… » de St Médard…
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Une réforme structurelle de la PJJ qui pourrait mettre fin à la spécificité de l’institution et à sa mission éducative.
Après la remise en cause de la justice des mineurs et de la mission de la PJJ avec la loi d’orientation et de programmation de la justice de septembre 2002, le Ministère de la Justice et la Direction de la PJJ engagent la transformation pédagogique, administrative et professionnelle de l’institution. La Direction a produit un document intitulé « programme de travail pour la période 2004-2007 ». D’ores et déjà des projets de décrets sont annoncés et participent très clairement au démantèlement de la PJJ.
Le premier décret concerne la déconcentration de la gestion des ressources humaines son application entraînerait un bouleversement fondamental dans la gestion de tous les agents (CAP régionales, risque de disparition de certains métiers, perte de la spécificité éducative de certains personnels qui seraient désormais gérés dans un cadre interministériel et un traitement inégalitaire de tous les agents…).
Le second décret introduit la spécialisation des services par la création de quatre types d’établissement :
Les « établissements de placement éducatif » (CPI-CER-CEF) où l’accent est mis sur le contrôle des obligations dans le cadre de mesures de sûreté, de l’exécution, de l’application des peines et non plus sur l’accueil et la prise en charge éducative, (confirmation de la transformation des hébergements en lieux de mise à l’écart et de placement sanction).
Les services territoriaux de milieu ouvert spécialisés soit dans la mise en oeuvre des mesures d’investigation (IOE, enquêtes rapides, RRSE…), ou dans celle des mesures de contrôles et de probation.Un tel découpage rompt avec un des principes fondamentaux de l’Ordonnance de 45 : la continuité de l’action éducative. Il segmente la prise en charge des mineurs qui devront changer de service et d’intervenant en fonction des différentes mesures dont ils font l’objet. Dans cette logique, le suivi sociale, familiale et psychologique sera secondaire dans le parcours institutionnel de ces jeunes car l’exercice de ces mesures deviendra une série d’actes techniques et non plus un accompagnement éducatif dans le temps par une équipe pluridisciplinaire.
Les services territoriaux d’insertion : ils seraient rattachés à un service d’hébergement avec le risque de recréer les anciens IPES dans lesquels tous les aspects de la prise en charge du jeune étaient traités en interne, (activités occupationnelles et non plus socialisation et préparation à l’accès aux dispositifs de droits communs).
Enfin, la création des services éducatifs dans les établissements pénitentiaires spécialisés pour mineurs symbolise le projet rétrograde de l’administration de réintroduire la PJJ au sein de l’AP (Administration Pénitentiaire). La prise en charge d’un mineur en détention serait une mission comme une autre de la PJJ.
Par ces deux décrets, l’administration agit sur tous les fronts pour transformer les missions éducatives dévolues à la PJJ en mesures sécuritaires.
Cette évolution n’est pourtant pas nouvelle puisqu’elle a été initiée en 1995. Pour mémoire, le fait d’inscrire dès 1998, les décisions d’orientation concernant la PJJ dans le cadre du Conseil de Sécurité Intérieur (CSI jusqu’alors réservé aux questions de terrorisme…) laissait augurer une conception nouvelle de la jeunesse ! Etait-elle devenue un des ennemis intérieurs à combattre ? Aujourd’hui plus que jamais, la PJJ est inféodée aux turbulences politiques et aux discours sécuritaires construits par les « entrepreneurs » de la sécurité (les nouveaux « experts » par ex. X.RAUFER et A.BAUER…). Avec la Loi PERBEN du 9-09-2002, le gouvernement remet en cause les réponses éducatives à l’égard de l’enfance délinquante, accentue et aggrave cette logique en modifiant en profondeur l’Ordonnance de 45. L’un des dispositifs phare de cette loi est la création des CEF. On assiste à une généralisation de l’enfermement érigé en principe éducatif. Au final, ce mouvement conduit la PJJ, dans le cadre de la décentralisation, à recentrer son action et ses missions sur le traitement exclusif de la délinquance, à abandonner progressivement ses missions de protection et d’assistance aux Conseils Généraux et à promouvoir des mesures de contention, d’éloignement et d’exécution des peines. Aujourd’hui pourtant, la Direction de la PJJ va encore plus loin. Après avoir décidé que les services de la PJJ auraient pour mission d’assurer exclusivement les mesures concernant les mineurs délinquants, même en cas d’incarcération et d’aménagement des peines, elle estime désormais que cette administration ne doit plus assurer le suivi des jeunes majeurs (au civil et au pénal). Elle préconise le renvoi de ces mesures au département, et des mesures de probation jeunes majeurs à l’Administration Pénitentiaire. Anne-Marie et Sylvie SNPES-PJJ-FSU
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« Mardi 6 avril, Olivier Pira, éducateur spécialisé du service « droit des jeunes » d’une association de prévention Lilloise, a été placé plusieurs heures en garde à vue et mis en cause dans le cadre d’une « aide au séjour irrégulier d’un étranger ». Contacté sur son lieu de travail, Olivier Pira a du se rendre dans les locaux de la police de l’air et des frontières pour s’expliquer sur la situation d’un « jeune étranger ». Il lui est reproché d’avoir accueilli dans son service un jeune en difficulté et de l’avoir conseillé, quand bien même il agissait dans le cadre normal et habituel de l’exercice de ses fonctions professionnelles. Cet arbitraire remet en cause l’éthique professionnelle des intervenants sociaux fondée sur la relation de confiance avec les usagers. C’est la conséquence de l’application de la loi Sarkozy de novembre 2003 sur l’immigration, qui prévoit tout un arsenal répressif et dissuasif et instaure un délit de solidarité. Tout professionnel qui dans le cadre de ses fonctions, recevrait un étranger pourrait subir un sort similaire à celui de ce salarié. Alors qu’une forte mobilisation anime depuis plusieurs mois le secteur socio-éducatif en réaction au projet de loi pour la « prévention de la délinquance », cette affaire témoigne du renforcement d’une société sécuritaire basée sur le contrôle, l’exclusion et la répression, qui stigmatise les plus défavorisés et les rend coupables de leur situation. Le 21 Avril sera une occasion de montrer, dans chaque régions, notre détermination au rejet de cette société et d’exprimer notre solidarité et notre soutien à Olivier Pira. »
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