
Non, ne ne mourons pas, pas sans rien dire, pas en silence, pas dans l’ombre ! Non nous ne mourons pas, ou alors sous vos fenêtres et sans pudeur, Nous sommes précaires, notre situation nous vous la devons, à vous gens de pouvoir, politique, élus pour représenter et défendre tous les français ; Nous le savons, Vous avez été les artisans de notre précarité, vous tentez de faire de nous des précaires de fille en mère et de père en fils, nous ne vous laisserons pas faire. Nous sommes debout, tous, unis soudés et solidaires, nous avons d’autre richesse que les votres, des richesses qui se partagent qui se donnent et s’échangent, mais si notre vie est riche notre porte monnaie est vide, et sans argent c’est la mort, car impossible d’assurer à nos tribus des repas variés et équilibrés, et évidemment la "mal" bouffe c’est pour nous, le jambon avec 70% de viande, aussi, et que faire pour les soins ?...la réforme de la sécu on a encore trinqué, pourtant nous avons des mutuelles que l’ont payent cher, car la CMU c’est pas pour tout le monde, 800 euros de CAF, 300 de sécu ; 3 enfants à charge, un loyer avec un résiduel de 350 euros et vous êtes au dessus de leur barème ! pourtant quand les soins ne sont pas remboursés par la sécu, ils ne le sont pas non plus par la mutuelle, et puis avec les médicaments de base qui ne sont plus remboursés, tout devient difficile...tout. Que dire des banques ??? c’est avec nos comptes qu’elles font les plus gros bénéfices ; découvert et cheques impayés remplissent leurs bas de laine et vide un peu plus les nôtres, Et vous voudriez que l’ont se taise ? Ce n’est plus possible, nous ne pouvons plus, messieurs, regardez vers nous, juste un moment, et Écoutez nous, il existe des solutions, des choses sont à mettre en place sans que cela ne demande aucun budget ;juste un peu de volonté, pour que chacun d’entre nous conserve sa dignité et ne soit plus infantilisé ou culpabilisés, mais d’autres, demandent un réel budjet, pour enfin pouvoir apporter des solutions adaptées à chaque cas, aux mères de famille qui se lèvent à 4h du matin pour quelques heures de ménage dans des bureaux, aux caissières de super marcher, aux vendeuses, serveuses, aux personnes âgées, aux personnes malades je vais m’arrêter là ; la liste remplirait cette page.
Quand il n’y a plus d’autre choix, nous nous rendons vers les CCAS, les CAF(s), les centres sociaux ; les yeux rivés au sol, honteux d’être là et d’avoir à demander, à se justifier, à se raconter, et les réponses qui nous sont données, sont trop souvent bien loin de nos attentes, bien loin de nos besoins.
Faire que plus aucun enfant ne soit soustrait à leur parents quand le seul délit de ceux-ci est le manque d’argent, faire que les malades, les handicapés ai de quoi assurer leur vie dignement, faire que les précaires soit enfin Écouter et compris, car bien des choses sont dites sur nous, mais très peu correspondent à la réalité de notre vie au quotidien.
Nous "SansRien" réseau de lutte contre la misère et la précarité, luttons, pour, et avec, les travailleurs sociaux, conscient que le manque de moyen qu’ils dénoncent, ne leur permet pas, de nous apporter de vraies réponses, et génèrent auprés de notre tribu, un véritable sentiment de désespérence. Nous n’avons plus rien, mais nous sommes toujours citoyens, et c’est nombreux que nous irons aux urnes, si vous voulez nos voix il va falloir nous Écouter, et vous engager.
Pour les SansRien, Jouvet Fabienne
Article publié dans:
/Les articles
le mardi 16 janvier 2007 à 12:52
| Lu 38 fois
Commenter l'article
Site réalisé avec SPIP
| Hébergement OVH | squelette Collectif 1.0 | Admin | Webmestre |
RSS 2.0